Aide - Recherche - Membres - Calendrier
Version complète : La liberté
UNIVERT Forums > Le parc > Le havre
peintresse
La liberté, dans le couple, pour soi,...

ce thème m'est apparu, suite à une réflexion d'un menbre concernant le message qui accompagne ma fiche de présentation.

Je dis que je recherche avant tout la liberté , en laissant aux autres la leur. Je vais développer un peu!

Je pense qu'en matière de vie amoureuse, laisser à chacun sa liberté est essentiel pour pouvoir faire ensemble une longue route.
Il me paraît évident qu'au début d'une relation, les partenaires ne se voient que l'un l'autre...Sans penser qu'une tierce personne pourrait s'imiscer dans cette relation.
Au fil du temps...(L'état amoureux avec toutes les hormones qui l'accompagne n'excèderait pas trois ans, selon les scientifiques!) Pourquoi l'un ou l'autre ne pourrait -il pas avoir besoin de réconfort, de tendresse... ailleurs que dans le couple? Si une difficulté survient, faut-il rester accroché à l'autre pour avoir une réponse? La distance n'est elle pas nécessaire parfois pour mieux réfléchir? ( sans se sentir rejeté, mal aimé) L'amour ne serait-il pas l'unique vision du coeur, le corps ayant des raisons d'être différentes?
Pourquoi ne pas chercher chez un(e) autre ce qui manque à l'être aimé?
Connaissez vous le terme de polyfidèlité, employé par une thérapeute québécoise? Ne serait-il pas plus approprié? Nous pouvons aimer divers amis, pour des raisons différentes. Nous pouvons aimer plusieurs enfants à la fois. Plusieurs menbres de notre famille... Alors pourquoi ne pourrions nous pas aimer sentimentalement plusieurs personnes?
Notre socièté fonctionne avec une forte dose de morale réprobatrice... Le bien le mal...Ne serait-il pas temps de passer à une autre forme de pensée, qui inclu l'amour et l'ouverture du coeur, dans le respect de chacun?
Je conseille la lecture d'un livre qui me plait, et qui est dans une ouverture face à l'amour conjugal: "L'île des gauchers" d'Alexandre Desjardins ( Je crois! j'ai un doute... )
Est ce ça la liberté?

Notre socièté nous a t elle permis d'être des humains libres? Personnellement j'ai deux avis opposés.

Le premier concernant la vie économique, politique, sociale... Où là je suis persuadée que nous avons un minimum de contrôle, de possibilité d'action... On nous fait croire que nous avons cette possibilité... Je pense aux codes barres, à nos cartes d'identité porteuses de nano cristaux( orthographe?),aux fausses informations, aux omissions,...Il est bien difficile de faire admettre à l'Etat tous ses ravages sur l'environnement...Les complots mondiaux...Etc! Vivre dans cet univers semble terrible et terrifiant!
En ce domaine, la restriction est de rigueur... la liberté oubliée!
J'ai beaucoup aimé le document vidéo,( qui existe aussi par écrit), qui s'appelle LeContrat, diffusé sur internet par une personne anonyme( obligatoirement). Dans lequel il est énoncé tout ce que l'on accepte aujourd'hui, dans le monde entier. (plus ou moins selon ses engagements personnels bien sur)

Le second avis concerne soi même. Jusqu'où voulons nous aller pour garder notre liberté d'être!?
Pour ma part, je ferai le maximum, et je demanderai de l'aide chaque fois que je le jugerai nécessaire. Nous avons la liberté d'aimer, soi même dans un premier temps. Ce n'est pas une chose facile, car elle demande la capacité de pardonner: à soi, aux autres. Retrouver l'amour au plus profond de soi, est la solution pour être libre. Ne plus juger, accepter que nous sommes tous des êtres différents. Cela ne veut pas dire devenir passif. Il est possible d'agir lorsque l'on accepte ce qui est, car ce n'est plus une réaction par rapport à quelque chose "qui nous pousse à faire", pour des raisons que nous ignorons bien souvent. Avoir l'envie de faire différemment, en accord avec soi, est une autre façon pour pouvoir garder sa liberté. Par l'amour, nous sommes libres de nos choix, sans avoir de compte à rendre à personne.
Je ne suis pas une philosophe, mes propos sont peut-être un peu décousus, pas toujours clairs, mais mon coeur sait . Apprendre à être, à se connaître, me semble être le chemin de la liberté individuelle. Si cette connaissance de soi va dans le sens de l'ouverture, tout devient possible. La vie n'est plus ce qu'elle semble être!
L'amour sauvera l'humanité, et lui rendra sa liberté.?...

Alors que ceux qui veulent réagir, commenter, ... prennent le temps de me donner leur avis, d'échanger pour me donner _peut-être_ une autre vision, qui me permettra de me repositionner si cela est nécessaire. Merci de rajouter d'autres informations pour permettre à ce thème d'évoluer.
Merci d'avoir pris ce temps de lecture.
Que votre route soit lumineuse.
A bientôt!?
Peintresse 03.gif
la feline34
Je ne rajouterai pas grand chose, car pour moi tu as dit tout ce que je pense vraiment au fond de moi, sur la liberté dans un couple. Et surtout sur la fidélité dans un couple. La fidélité à soi même est déjà pas facile, et la fidélité dans le couple encore plus. Mais à quoi est on fidéle dans un couple? Combien de personnes pensent être fidéle alors que leur premier engagement n'est pas tenu, celui pour lequel la première rencontre a eu lieu.... Combien de personnes pensent être fidéles alors que dans leur tête, dans leurs fantasmes elles sont ailleurs, elles sont avec quelqu'un d'autre....
Avoir la liberté d'aller chercher ailleurs, ce que l'on ne trouve pas chez l'autre, aller chercher ce qui est nécessaire pour son équilibre, pourquoi pas quand ce que l'on va chercher ailleurs n'enléve en rien ce que l'on donne à l'autre. Pourquoi se priver de son nécessaire, pourquoi arrêter une relation qui nous tient à coeur, simplement parce que l'autre ne peut pas être tout pour nous.....? Accepter que l'autre ne peut pas être complet pour nous, voilà la première des choses qui peut aider dans l'acceptation de la liberté des actes et des pensées de chacun.
Dans un couple nous sommes un couple, mais nous sommes 3, l'autre, moi et la relation.... nous ne serons jamais qu'un, ni tout pour l'autre.... ceci fait du bien parfois de se sentir tout pour l'autre l'espace d'un instant, mais pas éternellement. Sinon trés vite je peux me sentir étouffée dans cette relation.
Nous acceptons en général que l'autre aille faire du sport avec ses copains ou copines, que l'autre fasse une sortie avec ses collègues, mais nous n'acceptons pas que l'autre aille chercher ailleurs ce que je ne peux pas lui porter, la tendresse, le sexe, la complicité ..... nous sommes sur des croyances où le sexe est quelque chose qui appartient exclusivement à l'autre, plus de possibilité de vîvre autre chose que ce que le partenaire peut faire vîvre.... Trés souvent il semble que si l'autre va chercher ailleurs ce que je ne peux lui apporter je vais me sentir nulle, diminuée, incapable, comme si le fait que l'autre est des désirs autres que les miens, me rendaient minable
Voilà ce que j'ai envie de rajouter pour l'instant à ce que tu as écrit.
Je souhaite à toute personne qui va me lire plein de soleil dans le coeur et dans sa vie, malgré peut être la fraîcheur extérieure.
La feline
peintresse
Merci Féline,

il y a pas mal de temps que je n'étais pas revenue sur ce site... Et quelle heureuse surprise, enfin, de pouvoir lire un avis!

Je suis ravie que tu aies cette ouverture aussi, je me sens moins seule.

Un seul homme de ce site, m'a dit être dans cet état d'esprit. Il habite loin de chez moi et nous n'avons pas souvent pris le temps d'échanger.
Un autre m'a avoué se poser des questions, et se demande s'il n'y a pas dans cette démarche beaucoup plus d'authenticité? Nous sommes toujours en lien, et allons nous rencontrer( pour la première fois) pour échanger sur de nombreux sujets qui nous "animent".
Quand aux autres avec lesquels j'ai voulu dialoguer, ils m'ont dit avoir lu mon sujet, et ne pas être du tout dans cet état d'esprit.
Ce qui signifie, chère féline, que d'avoir répondu à ce sujet, permet aux autres de mieux te "cibler"!

Je suis encore dans le même constat, beaucoup de monde croit que l'amour est une question de possession!

Nous sommes sur cette terre pour évoluer, mais la religion et la morale nous enferme encore dans un mode de pensées: qu'il ne faut pas contester...!
Que vont dire les autres? J'ai trop peur de me sentir seul? J'ai besoin d'amour...autant de choses qui viennent à l'esprit et qui empêchent d'être honnête vis à vis de soi et des autres.

Et si tout ça n'était qu'une question de dépendance?

Je t'envoie toute ma tendresse, Féline. Et à tous une vie pleine de lumière et d'acceptation de soi...

Bises. Sandrine
pandavert
03.gif Bonjour Peintresse et Féline,
Bravo pour votre courage et votre analyse sur un sujet qui anime beaucoup mon esprit et celui d'un autre ami proche de cette pensée très "amour libre" si je peux me permettre ce raccourci. En effet, ce dernier a vécu une magnifique histoire d'amour avec une jeune femme allemande connue dans une communauté dans le sud de la France et suite à leurs vie de couple en Allemagne, l'histoire s'arrêta trois ans après, avec beaucoup de souffrances et de déprimes des deux côtés. Aujourd'hui cet ami qui pensait, la quarantaine pointant son bel horizon, que la femme de sa vie était arrivé vit aujourd'hui avec la pensée posée sur tous les instants de bonheur qui ont marqué ces années et n'arrive pas à se sortir de ce couloir de tristesse sans fin. Cet ami aborde maintenant l'amour comme un refuge à tous ces problèmes et en même temps pense que l'amour libre permet de se détacher de toutes ces entraves et autres limites que nous impose notre système de pensée, basée sur des époques où l'idée de couple durait malgré toutes les soufrances qui surgissaint au cours de la vie. Ayant pratiqué un stage de yoga Vipassanna, je travaille auourd'hui sur le détachement et l'approche d'un amour respectueux de celle ou celui que notre coeur a choisi mais aussi avec la liberté d'aimer ses amis, sa famille, la nature et toutes passions de la vie sans que cela puisse remettre en cause une relation de couple. Alors, si je comprends bien vos propos, on peut très bien aimer sa ou son compagne d'un amour pur et en même temps connaître d'autres amours au cours de sa vie sans qu'il y ait une rupture dans la relation originelle, ce qui me fait écrire que cela ressemble à de l'amour libre. Comment peut on aimer et partager l'amour, je suis encore aussi un peu distant de cette approche car une relation se joue aussi avec le temps et beaucoup de liberté accordé à l'autre et donc ce juste milieu nécessite une nouvelle approche sur nos sentiments et nos préjugés et une bonne ouverture d'esprit mais cela ne doit pas nous sembler, à nous les Univertien(n)es trop difficile je pense !
Bonne fin de semaine et de belles rencontres, je vous souhaite.
Umberto
tuttifruti
...............salut peintresse feline et pandavert ... je viens de lire vos reflexions et je voudrais ajouter la mienne.... ce soir j'ai regardé la lune répandre sa lumière argentée sur les champs de vigne soudain squelettiques, les arbres dépouillés de leur feuilles étiraient leur branches vers le ciel étoilé de Provence en supplique d'un printemps prochain... ils savent que ce printemps viendra, et que les saisons tourneront quoiqu'ils adviennent . comme une évidence ..sauf s'ils gèlent sur place durant l'hiver mais ça aussi il savent que c'est une possbilité et mais ils ne vont pas se torde de douleur par avance ....
................a travers nos reflexions sur les différentes modalités de fonctionnement à deux , pouvons nous , comme une évidence croire tout simplement en l'amour de la vie avant tout... et quoiqu'il arrive faire du mieux qu'on peut pour ne pas se tromper de problème ... ou se tromper de colère...tout en sachant que nous avons tous et toutes des épreuves qui nous font croitre ,.....
...............paix et serenité à tous
...............
peintresse
01.gif

Si les êtres humains se servaient de leur libre arbitre, pour penser par eux mêmes, en serions nous à nous poser ses questions...?

Que l'amour soit l'unique chose qui emplisse nos coeurs, et les transformations apparaîtront.

Amour pour nous mêmes, pour nos faiblesses, nos erreurs... et acceptation! Nous sommes ainsi fait.

Souffrir après avoir aimé peut signifier qu'il y avait attachement... et peut -être pas véritable amour?

Il y a quelque temps, j'ai vécu une histoire d'amour extraordinaire, avec un homme passionnant, qui m'écrivait des messages merveilleux... Il était ouvert à la spiritualité...Quand il me voyait, il était fasciné par l'alchimie qui existait entre nous , tout en moi lui plaisait. Et la réciproque était vraie...
Un jour ou j'étais fatiguée, le moral en baisse... je l'ai contacté pour avoir son soutien, pour qu'il m'écoute, et me réconforte. Au lieu de ça, il a été dans le jugement. Ce que je faisais, ce que je pensais, ne correspondait pas sa façon de voir les choses. C'était si simple pour lui de prendre du recul par rapport aux situations, qu'il ne comprenait pas ma faiblesse passagère.
Malgré toute la merveilleuse histoire et la belle énergie qui nous liaient, j'ai arrêté d 'être en lien avec lui.
Pour moi ce n'était pas aimer... Dès qu'il y a jugement, non acceptation de l'autre, il n'y a pas d'amour!
Je l'ai remercié parce qu'il m' a beaucoup apporté...
Et jamais je n'ai souffert de cette séparation. Non pas parce que c'est moi qui l'ai souhaitée, mais parce qu' à chaque fois que je pense à lui, je ne vois que le beau, le positif... Il me remplit encore d'amour... Et je peux m'en servir pour moi et les autres.
J'ai accepté qu'il n'en soit pas à mon niveau. Et je lui envoie beaucoup d'amour pour qu'il puisse à son tour vivre le non jugement.
Je me suis respectée, en ne continuant pas cette relation. Cela demande aussi de l'amour. Sous prétexte que tout le reste était bien, j'aurais pu continuer. J'aurais pu vouloir le changer... Mais c'est la peur qui m'aurait fait continuer: peur de manquer, peur d'être seule, peur de pleins de choses...
Cette expérience m'a appris que l'amour est parfois superficiel, et que le coeur n'est pas toujours ouvert chez ceux qui se disent plein d'amour...

J'ai réussi à garder ma liberté de pensée...
J'ai gardé ma liberté en n'étant pas dépendante de lui...
Cette liberté qui me permettra un jour de faire d'autres rencontres encore plus enrichissantes et épanouissantes...

Je continue à prendre et à donner...

Que vos vies soient belles et lumineuses, remplie d'amour...

Biz. Peintresse.
auxanne
Je partage avec vous ce que j'appelle la fidélité non exclusive.
L'amour ne se divise pas, il se multiplie.

Pas évident à défendre face à notre éducation judéo-chrétienne.

Je vous conseille vivement la lecture du livre de Françoise Simpère : 'Aimer plusieurs hommes - pour une nouvelle conjugalité'

Elle explique sa façon de vivre sans imposer son point de vue. Et que la fidélité non exclusive n'a rien à voir avec Don Juan ou Casanova.
Dommage que le titre soit un peu provocateur, sinon je l'offrirais volontiers en cadeau de mariage.
Anne
fidom
J'arrive un peu tardivement dans ce débat qui ne semble pas inspirer les foules. Merci Peintresse, Féline, Auxanne pour vos apports sur ce sujet rarement abordé. J'approuve entièrement vos considérations!! Je veux bien cependant ajouter ma manière d'en parler.
L'amour et la liberté sont pour moi indissociables. Autrement dit: il n'y a pas d'amour sans liberté et il n'y a pas de liberté sans amour. Aimer véritablement suppose vouloir la liberté totale de l'être aimé. Toute attente que l'autre renonce à sa liberté témoigne d'un manque d'amour, c'est plutôt le signe d'une possessivité qui veut contraindre l'autre pour la satisfaction de son propre égo. La possessivité enferme, c'est la négation de l'amour, l'empêchement de l'épanouissement de l'autre. Que la personne aimée s'épanouisse doit être notre voeux le plus cher en ce qui concerne la relation. Et si la possessivité n'est pas confortée par les évènements mais contredite, alors qu'arrive-t-il? C'est la jalousie qui survient. Elle est avant tout un signe de manque d'amour pour soi-même! Car la jalousie est une souffrance occasionnée par le besoin de dépendance vis-à-vis d'un autre. Et pourquoi s'est-on créé cette dépendance vis-à-vis d'un autre? Parce qu'on a cru qu'on était pas capable soi-même de subvenir à notre aspiration au bonheur, on n'a pas eu confiance en soi, on ne s'est pas aimé soi-même au point d'avoir vraiment confiance en soi, confiance en son pouvoir de trouver son bonheur en soi, à l'intérieur de soi, sans avoir besoin de l'extérieur.
Certains se disent peut-être: « Mais je ne suis pas possessif, je veux simplement la fidélité. ». Parlons de la fidélité. Elle est pour moi un haut idéal que j'ai toujours chéri mais je n'en ai pas la même compréhension que l'énorme majorité des gens qui pensent: c'est ne pas avoir de relation sexuelle avec une autre personne, ou bien (pire encore) ne pas avoir de relation affective avec une autre personne. C'est à mon sens une notion complètement déviée, dégénérée de la fidélité. La fidélité (étymologiquement provenant du latin fides) est apparentée à la foi, la confiance. Être fidèle envers quelqu'un c'est avoir confiance en Lui, c'est-à-dire en sa nature la plus haute en lui; Quand bien même cette personne s'égarerait, ce ne serait qu'un passage (peu importe la longueur), on a confiance qu'elle Se retrouvera. En fait nous sommes tous unis, chaque séparation, dualité, différenciation est passagère et nous retournons toujours à l'unité. Cette compréhension permet l'amour, la tolérance, le pardon, l'ouverture.
Beaucoup diront peut-être: « Mais dans un couple il faut bien un engagement, une promesse! ». Hé bien, franchement, je dirais non. Exiger un engagement de l'autre serait contraindre l'autre à renoncer à sa liberté, s'attendre à ce qu'il doive peut-être sacrifier sa volonté de suivre sa propre impulsion pour respecter une promesse. Alors où est l'assurance, la base, la conviction du juste chemin? Elle est dans la confiance. La confiance doit remplacer la garantie, la promesse. Il faut avoir confiance que la personne que l'on choisi comme compagnon de vie soit sincèrement décidée à faire de son mieux pour que le cheminement à deux perdure, dans la mesure des intérêts des deux personnes, qu'elle nous aimera suffisamment pour toujours choisir les efforts pour nous satisfaire. Et si la personne commence à vouloir « batifoler » avec des personnes du sexe opposé? Alors quand bien même il faudrait accepter, par amour pour elle, se questionner ensemble sur le pourquoi (éventuellement le bien-fondé) de ce changement, s'aider mutuellement à ce que chacun vivent au mieux les mutations qui peuvent être passagères ou pas. De toute façon l'amour véritable est inclusif et non exclusif. Et s'il y avait malgré les espoirs du départ une séparation? De même, le mieux est d'accepter entièrement. Tout est juste si on aime véritablement. On peut aussi se «séparer» par amour, mais c'est plutôt un renoncement qu'une séparation.
Jusqu'à présent dans ma vie amicale je n'ai rencontré qu'une seule personne qui soit entièrement au même diapason que moi sur cette conception de la relation. C'est une amie/amante qui habite à 1000 km de moi. Ca y est, moi qui déclare rechercher une femme, je viens de toutes les faire fuir...! Tant pis pour elles.
Un petit clin d'oeil: je n'ai pas choisi mon pseudonyme au hasard...
Auxanne, ton idée de cadeau de mariage est vraiment géniale! Certes je ne connais pas ce livre mais je suppose qu'il est très bien. Et que tu aies écrit dans ton annonce que tu aspires à une fidélité non exclusive est formidable. Cela me donne des idées, je crois que je pourrais remanier mon annonce qui date un peu. J'aimerais citer aussi un livre qui peut aider à naturellement apprivoiser l'idéal de polyfidélité même s'il ne la prône pas et que c'est un sujet «en marge», c'est une richesse pout toute la vie en générale, une libération. Il s'agit de «conversations avec Dieu» de Neale Donald Walsch. Il existe 3 tomes mais le premier est déjà si riche, complet en soi-même.
Salut et merci à la poétesse Tuttifruti.
Bises à toutes et à tous!
Joël

Harmoniques
Juste une référence que m'inspire ton passage sur la fidélité conjugale, le livre "Bienheureuse infidélité" de Paule Salomon.
A bientôt
Valérie
peintresse
Quel plaisir j'ai eu à lire vos nouveaux témoignages.

Merci Fidom pour ton authenticité, et la profondeur de tes réflexions. Je me retrouve complètement dans ce que tu énonces.

Merci pour les références de livres, cela promet de bons moments de lecture.

Je reviendrai complèter ces échanges, lorsque je serai plus disponible.

Bonne continuation à tous, que votre vie soit belle.

Peintresse. 03.gif
notaris
Merci pour ce forum, ou je propose mes réflexions Pascales du 22 mars 2008.

Il me plait a imaginé que les humains pourraient former un immense puzzle et faire au final un kaléidoscope lumineux de multiples éclats. Le plus difficile est de trouver sa bonne place.
Ma perception du couple est sous forme d’évolution. Nos aînés ont appris avec le mariage pour la vie : l’engagement, la responsabilité, l’endurance souvent, l’amour peut être.
Les divorces les séparations sont, il me semble, une reconnaissance de nos égarements.
Vient la solitude ou il faud se reconnaître, apprendre à s’aimer (parfois les voix sont tortueuses).
Et arrive la multiplication des sites de rencontres et UNIVERT (merci), certainement booster d’évolution, comme pour montrer du doigt un malaise sociale (métro-boulo-dodo : la tête dans le pot !... ou bien d'autres occupations).
Maintenant nous n’entrons plus dans les habitations avec un « toc-toc – entrez » mais sans compter la distance, un petit clic, nous voilà au cœur d’un domicile ! Même inconnu.
La télépathie devient de moins en moins ridicule !... Il reste le barrage des mots, ultime protection !...
Et si une main magique avait mélanger les pièces du puzzle afin de proposer une autre dimension à nos échanges ?
Pour moi le couple reste un moyen extraordinaire pour donner et recevoir dans une qualité d’amour d'exception avec la richesse de ces multiples « facettes » et « nuances ».
C’est aussi une attirance physique ou biologique, intellectuelle, et forcément spirituelle, si non c’est sans fondement, en tenant compte des compatibilités…. (Encore toute une histoire !...). Ce qui fait que chaque rencontre ne peut qu’être unique et mystérieuse à l’image de chacun, et cela fait à chaque fois un lien d’amour unique, irremplaçable, qui à sa place, on ne remplace personne juste on rajoute, donc on peut aimer à l’infini….. durant cette courte existance. Pour moi c’est aussi clair que cela.
A chacun la responsabilité de bien se placer au présent, en tout liberté évidement.
Notaris.
Matelot
Bonjour à toutes et tous

Sur les indications de Notaris j’ai navigué parmi vos écrits.
Il faut s’attendre à des affirmations ou dénégations de toutes sortes.
Lorsque j’étais enfant, je m’imaginais vivre avec trois femmes. Pourquoi trois? Je n’en sais rien.
Plus tard j’ai “partagé” mon coeur et sa capacité à aimer avec plusieurs partenaires. Il s’agissait essentiellement de relations sexuelles mais j’y découvrais quelqu’un (sa personne, sa vie, ses sentiments...). Il m’est aussi arrivé d’être partagé. C’était un temps de découvertes puis...
Un jour (ou peut-être une nuit) j’ai AIMÉ ma compagne! Mais que cela voulait-il donc dire?
Simplement que je ne voulais rien d’autre que ce que j’étais en train de vivre.
Vivre et partager avec CETTE personne là! Découvrir chez moi (et chez l’autre bien entendu) plein de choses qui m’émerveillaient ou m’effrayaient. Et j’avais le désir de ça.
Je n’avais pas le sentiment de “rater” quelque chose ou quelqu’un en me refusant une expérience autre. Je me rendais compte que tout dépendait de moi en ce qui me concernait. Aller voir ailleurs n’aurait été qu’une expérience sexuelle de plus. Que pouvait m’apporter cette femme que je ne pouvais découvrir sans elle? Tout seul même?
J’avais la certitude (je l’ai toujours) que si je “changeait” de partenaire (même pour un temps très court) que cela ne changerait rien pour moi, puisque ce serait moi qui serait en cause. Que je serais comme une sorte d’objet passant de l’une à l’autre et qu’il me faudrait à chaque fois faire accepter ou comprendre qui et ce que j’étais. Tu parles d’une vie!
Après tout pourquoi pas?
Je me sens tout à fait disposé à vivre selon les désirs de ces dames. Comme je me sens tout à fait disposé à être entiérement disponible à l’une d’entre elles. Oh! bien sûr, il faudra une (ou des) attirance(s) à priori. Nous sommes ce que nous sommes!
Fort de ces (vos) lectures et d’autres en d’autres temps, je me pose quand même une question.
N’est-il pas plus important de réfléchir à comment se partager dans la vie professionnelle par exemple?
Avec un “patron” nous signons un contrat qui nous engage de façon autrement plus déterminante pour notre futur et notre présent! Nous engageons notre famille (enfants) parce que nous lui laissons disposer d’une partie des 24 heures que nous avons tous et toutes par journée. Cet espèce “d’esclavage” nous force peut-être à envisager des libertés (relationnelles ou de couple ou...) qui nous donneront l’illusion d’être un peu les “maitres de nos destins”.
Encore une fois pourquoi pas? Mais de grâce, appliquons ces beaux principes (nulle ironie de ma part) à tout ce qui touche nos personnalités! Boulot essentiellement mais aussi fournisseurs en tous genres, banquiers ou compagnies d’assurance, partis politique et pourquoi pas nos enfants?
Au fait jusqu’à présent je n’en n’ai pas encore entendu parler. Il me semble pourtant que pour un gosse “changer de papa ou de maman” est une chose qui n’est pas anodine.
À moins de lui cacher cela?
Et pour un(e) ado qui cherche à comprendre ce qui lui arrive? Aux moments cruciaux de la découverte de son corps et de celui de l’autre? Qui cherche à la fois à se “rebeller” contre ses parents (l’autorité qu’ils représentent) et à s’appuyer contre eux (les références qu’ils sont pour lui ou elle) pour enfin se poser.
Je n’oublie pas qui je suis. Si je “navigais” (voir mon pseudo) de-ci de-là, c’est ce Louis là qui se présenterait. Et pas un autre.
Merci de votre attention et...
... tout vous soit joyeux!
Louis
peintresse
Je souhaite réagir à cette phrase de Louis le Matelot: "n'est il pas plus important de réfléchir à comment se partager dans la vie professionnelle?"

Ou est la liberté quand on n'a que le choix de devoir se partager? Comme tu le dis, la vie professionelle prend la majeure partie de notre temps. Je préfère réfléchir à ce qu'il faudrait faire pour pouvoir s'épanouir professionnellement, afin que le quotidien ne soit plus subit. Il serait temps d'arrêter de vouloir "gagner sa vie". La vie nous est donnée, pourquoi la gagner? Il me semble plus important de se demander ce que l'on est venu faire sur cette terre? En quoi notre présence sera t-elle bénéfique aux autres? Qu'avons nous à donner?

Si nous étions suffisamment libre, nous choisirions notre employeur et le type de travail qui nous conviennent. La liberté c'est ne plus subir, en aucun domaine! C'est pouvoir dire non à tout. Ne plus être dépendant!
Evidemment la peur de manquer, de ne plus pouvoir payer notre loyer, ne plus pouvoir se payer un petit superflu de temps en temps, d'être en marge, nous rend vulnérable. Nous laissons les autres décider ce qui est bon pour nous!
N'en est -il pas de même, pour certains, dans le choix de leur compagnon ou compagne?

Je ne pense pas que c'est parce que nous sommes esclaves du travail, que nous avons envie de nous donner certaines libertés dans le domaine sentimental. Certains se croient libres, parce qu'ils changent souvent de partenaires, ou en ont plusieurs à la fois, mais sont ils seulement capables de ne plus avoir de partenaires du tout? Les dépendances sont partout, mais quand il s'agit de sexualité, cela devient une prouesse.

Il me semble important de parler de contrat dans une relation de couple; bien plus important que celui que nous faisons avec un employeur. L'engagement se fait avec le coeur, le corps, l'esprit!
Il ne sagit pas seulement de donner de son temps pour avoir une compensation financière! (Ca ne ressemble pas à de la prostitution!? )
Ce n'est pas une demande que l'on fait à l'autre, pour mieux lui en tenir rigueur après, mais un engagement que l'on se fait à soi même, devant un témoin: son parteneire de vie.
S'engager à se rapprocher de l'autre, à être nous même, à être entier et ne rien dissimuler, à être responsable de tout ce qui nous arrive, à avoir du plaisir avec l'autre, à s'aimer soi même, à ressentir ce qui se passe dans la relation, à avoir des émotions, à dire ses besoins, à respecter ses engagements, à changer les termes du contrat parce que l'on a évolué, à avoir envie de vivre dans la joie, à laisser à l'autre sa liberté, à se respecter, ..., à s'aimer...,etc.
Combien de couple déterminent ensemble ce qu'ils veulent?
Tout est dans le non dit... La femme suppose que son compagnon va tout deviner de ses envies, parce qu'il l'aime... L'homme va se terrer dans son silence pour ne pas la blesser... Bien sûr c'est une caricature, mais elle se base sur des faits réels! Demander reste une des difficultés majeures rencontrées dans les couples.

N'est il pas plus censé de réfléchir à ce que pourrait être une vie de couple épanouissante, et laisser de côté toutes les fausses morales et règles qui nous enferment? Pourquoi la liberté dans un couple, ne serait-elle pas synonyme d'amour? (Je les connais trop bien tous ces clichés qui perdurent. )
L'être humain n'est pas un objet que certains doivent posséder au détriment des autres!
Nous sommes tous égaux, mais beaucoup l'ignorent!
Liberté n'est pas synonyme de dépravation.
Quand dans un couple, l'un des deux n'est pas en mesure de satisfaire son/sa compagnon/pagne, que se soit du domaine affective, relationnel, ou autre; a t il le droit d'interdire à l'autre de trouver son équilibre ailleurs? Il serait tellement plus simple d'admettre nos manques et nos faiblesses, et par amour permettre à l'autre de trouver par le moyen qui lui est bon, une solution pour rester épanoui et heureux. Pourquoi la souffrance doit elle être la seule solution?

Et si jusque là le sujet des enfants n'a pas été abordé, c'est sans doute, parce que leur place n'a rien à faire dans une relation entre adultes. Je suppose que tout parent qui se respecte, ne permet pas à son enfant de le laisser le juger sur ce qu'il croit être bon pour lui. Et je crois, que par amour, la majorité des parents protègent leurs enfants de la souffrance. La séparation des parents n'a rien à voir avec la liberté que se donne un couple. Les raisons qui font que les couples se séparent , vont bien au delà de ça. Et s'il y avait plus de liberté et moins d'hypocrisie, il y aurait peut-être des couples qui s'entendraient mieux!
Malheureusement, il y a toujours des adultes qui ne sont pas responsables, et qui font subir à leurs enfants des tourments qui ne sont pas de leurs âges. Mais ça c'est un autre débat me semble t il?

Comme le dit Notaris, le couple est en pleine évolution. Laissons lui la possibilité d'exploiter des terres encore si peu connues. Le passé n'a plus court! Nous sommes de plus en plus dans la spiritualité, il serait temps que les couples en profitent. Je crois que le bonheur serait alors bien plus souvent présent sous nos toits.
Imaginer un couple lié par le corps, l'âme et l'esprit... ne serait ce pas la plus belle des leçons à montrer aux futures générations?
Je crois que nous avons à apprendre à nous aimer. Parce que jusqu'à présent, les écoles n'enseignent pas cet art, et nos familles ont beaucoup souffert du manque d'amour. Nous avons à trouver par nous mêmes les moyens appropriés pour être en paix les uns avec les autres.
Et le premier lieu qui me vient à l'esprit, est celui de la relation entre deux êtres. Avant de donner des leçons, essayons de mettre en pratique...Et comme le dit Fidom, que l'on puisse permettre à tous de s'épanouir!

Merci de m'avoir lue. Je vous souhaite à tous de vous sentir libre...
A bientôt. Peintresse 07.gif
annie
Au sujet de la relation de couple, j'ai lu dans un très documenté livre D' A. Desjardins une définition de couple qui me paraît des plus intéressantes et résonne en moi avec mon vécu, là où je me suis le mieux retrouvée en couple même si cette relation n'est plus d'actualité. Je cite les 5 points qui donnent (d'après lui) une relation saine et équilibrée :

1 - le sentiment de ne plus être seul, d'avoir trouvé un compagnon ou une compagne avec qui on peut partager sans peur ni honte. Si le sentiment d'avoir trouvé un véritable compagnon existe, il s'enrichit avec les années comme une vraie amitié.

2 - Aisance : le fait que les choses soient simples et faciles, on ne souffre pas, on se sent bien, çà coule.

3 - deux natures qui ne soient pas trop différentes, sans rechercher l'alter ego qui n'existe pas, mais rencontrer quelqu'un qui partage les centres d'intérêt qui nous tiennent à coeur. Nous avons très bien compris cela puisque nous sommes tous membres d'Univert.

4 - totale confiance au sens large du terme et non limité à la peur d'être cocufié, foi en l'autre en ce qu'il est, pense et fait, sans doutes ni craintes.

5 - impulsion à rendre l'autre heureux et cela est moins simple que çà en a l'air. Il y a une manière tout à fait égoïste de vouloir rendre l'autre heureux : c'est vouloir son bonheur tel que je le vois moi selon mes critères et mon jugement et non selon ce qu'il souhaite lui-même indépendamment de toutes mes considérations. "Il n'y a pas d'action de donner sans celle de recevoir" Si vous donnez et que l'autre n'a pas reçu, c'est comme si vous n'aviez pas donné.

Et l'amour et la sexualité dans cela, me direz-vous. Ils coulent de source, ils en sont les conséquences directes, étayés par ce qui est de l'ordre de l'entente de deux êtres. La sexualité n'a pas la première place mais celle qui lui est dévolue : le ciment physique du couple.

Vous trouverez dans le livre d'Arnaud Desjardins " pour une vie réussie, un amour réussi " bien d'autres informations utiles et fort intéressantes. Que ce que j'ai écrit là n'efface en rien ce qui a été dit précédemment par les autres membres de ce sujet ! Qu'il apporte un éclairage différent et peut-être utile à quelques lecteur de passage !
Matelot
Bonjour Peintresse, mais non...
...Il n’était absolument pas question pour moi de donner des leçons.
Je me permettais de poser des questions. Je me les étais déjà posées. Et je les avais déjà posées.
Si il s’agit d’un contrat (et je suis vraiment d’accord pour qu’il en soit ainsi) que le couple “signe”, alors les choses sont claires. Si les différents partenaires trouvent les moyens d’exister à travers des relations LIBRES je ne m’autoriserais aucun jugement.
Dans n’importe quel cas non plus d’ailleurs.
Je suggérais par ailleurs que les comportements de liberté au sein d’un couple ne devaient pas s’y cantonner. En revendiquant une liberté relationnelle je proposais de la revendiquer dans la vie professionnelle aussi.
Pourquoi se refuser cette alternative car elle semble procéder de la même énergie et des mêmes désirs? Ne pas se laisser enfermer justement dans des shémas que nous n’avons pas choisis.
Me suis-je mal exprimé?
En d’autres termes: le temps que nous consacrons à un travail/emploi me semble faire moins débat passionné que d’autres, pourquoi?
Il me semble pourtant que de la scolarité jusqu’à des diplômes nos Libertés soient limitées. Ne serait-ce pas le début de cette aliénation qui finira par brimer TOUTES nos Libertés?

Pour l’enfant? Si il naît et grandit dans une telle “ambiance” cela ira de soi pour lui, bien entendu. La question que je posais était simple: comment pourra-t-il vivre cela dans le cas où un couple se (re)découvre un besoin de liberté? Et cherche à travers une “plurifidélité” une existence d’amour?
Qu’on le veuille ou non, l’enfant le vivra. Il n’est pas question non plus qu’on lui permette d’intervenir sur les actes de ses parents. Je crois que de toute façon il le fera, très naturellement. Il n’est ni aveugle ni sourd.
Quelles réponses à ses questionnements, formulés ou pas?
Pourra-t-on le préserver/rassurer alors que l’on s’engage sur une voie à laquelle il n’est pas préparé?
Si comme tu le dis si bien, il n’a rien à faire dans une relation entre adultes, où est sa place? C’est une question que JE ME pose. Mon enfant est présent et je me dois de lui consacrer du temps. De répondre à ses questions, à ses curiosités...
Ces questions sont légitimes. Il s’agit aussi de SA liberté. Je la respecte pratiquement avant toute chose.
J’ai vécu des situations dans lesquelles des enfants étaient acteurs, des acteurs passifs. De mon point de vue il n’est pas question de leur cacher quoi que ce soit. Ce qui ne veut pas dire : s’exposer.
Je le répète, un enfant qui vit depuis sa naissance la liberté de ses “parents libres” le vivra bien car ce sera une chose naturelle, normale. Qu’en est-il de ceux qui doivent vivre une séparation ou éloignement (même temporaire ou exceptionnel) de l’un de ses deux parents?
Je ne crois pas que se “cacher” derrière notre liberté suffira. Il a besoin de la sienne et je pense que ce ne serait pas le respecter que de le laisser en dehors de tout ça. Je pense qu’il n’est pas question de leur “imposer” ce que nous nous refuserions de vivre au nom d’une liberté à re-découvrir.
Je n’ai pas la réponse.
Je me sens libre et parfois ce sentiment effraie ou du moins inquiète. En tout cas il fait se poser des questions. Et c’est tant mieux.
Bonne vie à toutes et tous
Louis
annie
Louis pose la question des enfants dans leur vécu de la relation du couple parental. Niotre vécu à tous donne des éléments de réponse qui ne sont peut-être pas à prendre au pied de la lettre mais ont tout de même leur sens dans la mesure où ils ont justement été vécus. Pendant notre propre enfance, nous avons ressenti le vécu de la relation de couple de nos parents, intuitivement, nous savions s'ils étaient heureux ou non et quelles difficultés ils rencontraient. Nous nous sommes même rendu compte que ce n'était pas facile souvent, pourtant, ils ne se sont pas pour autant séparés car dans le cantexte économique et social de leur époque, ce n'était pas possible comme ce l'est de nos jours.

En tant qu'enseignante, j'ai pu remarquer, que certains enfants vivaient relativement bien la séparation de leurs parents quand les choses sont claires dans leur tête et quand ils ne se sentent pas m^élés aux histoires des adultes et quand les parents et beaux parents leur accordent la place qui leur est due. Je parle beaucoup de la séparation des parents et aussi de la recomposition des familles parcequ'on y est très souvent confronté. Beaucoup de parents se séparent quand leurs enfants sont à peine âgés de 2 ans et certains se remettent avec un autre partenaire qui a des enfants lui aussi. Chez les jeunes parents cele va relativement vite et se passe plus ou moins bien selon leur état d'esprit, la culpabilité que cela peut entraîner. Les enfants souffrent plus ou moins, mais s'adaptent de façon étonnante pour nous.

Tel est le constat que nous avons pu faire dans nos classe et dans notre entourage. Bonne suite à tous !
fidom
Je me réjouis que ce thème ait retrouvé de la vie dans ce forum. Merci pour vos apports. Matelot fait bien de vouloir élargir le thème à d'autres domaines de la vie, car les habitudes de pensées décelables en un domaine sont aussi agissantes dans d'autres. J'aimerais en particulier ressaisir la réflexion sur les raisons qui nous conduisent à nous méfier (voire nous interdire) du (le) pluralisme dans les relations affectives et intimes. Pourquoi devenons-nous si facilement jaloux? Une cause évidente est la peur de la concurrence. Et c'est justement un phénomène que l'on peut généraliser à tant de domaines. Partout cette peur nous guette, nous craignons que la présence d'un autre dans une situation telle que nous la souhaiterions à nous-même empêchera que nous-même accédions à cette situation. Une place semble ne pouvoir être occupée que par un seul. Alors nous craignons ne pas avoir de place: à un spectacle, au parking, à un certain travail, pour avoir un logement... et finalement pour avoir les bénéfices réjouissants d'une personne que l'on aime, sa compagnie. Partout nous pouvons regarder le monde entier comme un concurrent, nous espérons par exemple que l'objet dernier restant que nous hésitions à acheter hier soit encore là aujourd'hui maintenant que nous sommes décidés à l'acheter, nous espérons arriver assez tôt pour avoir des places (peu importe où, le principe est toujours le même). Il n'y a pas de place pour tout le monde, le monde est limité et malheur à celui qui arrive après! Quel est la pensée sous-jacente de ce «il n'y en a pas assez pour tout le monde»? D'où vient cette peur du manque? On se croit impuissant devant ce manque, impuissant à le combler, impuissant à créer ce qui nous comblerait. On n'a pas confiance en la justesse d'une absence d'objet ou de situation convoités dans le moment présent, ce n'est donc pas bien d'en être privé (par les autres!). Privons alors les autres avant qu'il nous privent. Par de telles pensées la fraternité est évidemment impossible. Dés lors au contraire que nous commençons à avoir confiance que nous pouvons peu à peu créer tout ce que nous désirons à la vitesse qui est juste en rapport avec la qualité de notre comportement et que ce que chacun a ne dépend que de lui-même, alors plus personne ne peut nous priver de quoi que ce soit. Ce à quoi chacun accède est juste et on est le seul à se priver de ce que l'on désire. En acceptant l'idée de création nous lui donnons l'élan pour sa mise en marche. L'idée d'abondance remplace celle du manque. Tout est là pour chacun sans lutte car chaque chose vient de manière juste selon la création de chacun.
Je semble peut-être m'être éloigné du thème initial, mais la liberté n'est-elle pas cette tranquille assurance que tout ce qui vient dans notre vie en positif comme en négatif est entièrement dans notre seul pouvoir? Je me suis donné comme objectif de ne plus penser en terme de concurrence. C'est très difficile et je me surprends encore parfois à penser ainsi. Le chemin est long. Mais l'important est qu'il existe.
La question des enfants soumis à l'exemple du couple parental soulevée par Matelot est importante. Je crois que l'authenticité, la sincérité est prépondérante. Que les enfants soient bousculés dans leur repères à prendre est inévitable, car nous sommes en mutation, en recherche, en transition. Le pire est le blocus conservateur dans les voies archiconventionnelles et qui ont largement démontré leurs effets nocifs. En matière de relation intime l'éducation par la société conduit avec force vers la promotion de l'exclusivité et la justification de la jalousie. Partout les enfants, les jeunes sont abreuvés de ces notions. Tout est normalisé par la tradition, et la mode dans tous les domaines culturels. Quasiment dans tous les films la moralité va dans une glorification de l'amour exclusif et la jalousie s'impose comme sentiment légitime inévitable. Que d'actes «héroïques» sont montrés confortant ces notions! Il y a de quoi décourager tout doute, toute tentative de penser autrement, sinon on n'est pas normal, donc forcément mauvais. Alors n'est-ce pas à nous parents, adultes, de vivre en confiance notre moralité libérée des conventions de bienséance traditionnelle, notre moralité personnalisée dans un souci de sincérité? Les enfants verront et apprécieront la validité de nos comportements. Les mentalités évoluent à force de sincérité et de courage. Il a fallut des siècles pour faire admettre comme une aberration l'esclavagisme. Il a fallut ces dernières décennies pour faire une place légitimisée à l'homosexualité dans notre société (et il y a encore des progrès à faire!). Avec courage et confiance montrons à nos enfants ce que nous voulons vivre en hommes affranchis des conditionnements qui ne «collent» pas avec nos idéaux, nos sentiments, nos aspirations. Ils nous en seront reconnaissants. On leur a volé leur enfance en leur inculquant la pudeur, la honte, la peur, la jalousie et conséquemment l'agressivité. Alors que de bonheur pour eux s'ils peuvent apercevoir des adultes qui tentent de retrouver leur enfance! Alors tout n'est donc pas perdu, le souvenir du paradis peut être ravivé... et avec lui l'espoir de son retour!

Joël
C'est une version "bas débit" de notre forum. Pour voir la version complète avec plus d'information, la mise en page et les images, veuillez cliquez ici.
Invision Power Board © 2001-2012 Invision Power Services, Inc.